Un chocolat merveilleux… (chocolat cru fait maison)

source : http://www.chaudronpastel.fr/2012/07/10/chocolat-cru-fait-maison-fabrication-proprietes-raw-vegan/

Un voyage dans un monde chocolaté, ça vous dit ?

Venez avec moi, je vous emmène dans un univers spécial, aujourd’hui…
Après, vous ne verrez plus le chocolat comme avant.
Promis.

Aujourd’hui, vous allez découvrir un chocolat précieux, merveilleux.
Le chocolat… « cru ».
Oui, vous avez bien lu : « cru ».
Cerise sur le gâteau : on va même apprendre à le faire soi-même, à la maison.

 

A la vraie découverte du chocolat…

J’ai longtemps cru (sans jeu de mots…) que je n’aimais pas le chocolat.
Vraiment.
J’ai essayé plusieurs marques : du simple chocolat bon marché aux grands chocolats de maitres chocolatiers, rien n’y a fait.
Au lait, noir, avec des éclats de cacao, des amandes, des morceaux de noisettes, des grains de riz soufflés, avec des fruits.
Non.
Seul le blanc passait à peu près.

Puis… Un jour, une amie de ma formation de naturopathie, m’a offert une petite barre de chocolat qu’elle avait ramenée d’Angleterre (clic) : du chocolat cru à la fraise & aux probiotiques (ça ne s’invente pas).
Et bien… J’ai été littéralement émerveillée.
Vraiment.
J’étais persuadée avoir testé tellement de variétés de chocolats, que je ne pouvais être étonnée. Et encore moins charmée.
Ce fut pourtant le cas.

Le chocolat est-il fabuleux… ou ordinaire ?

« Mangez du chocolat, c’est plein de magnésium, et c’est bon pour le moral ».
… On a tous entendu cette apologie bien tentante sur le chocolat… N’est-ce pas ?
Sous cette affirmation se déguise un argument marketing destiné à déculpabiliser les amoureux du chocolat, et nous inciter à en consommer plus.

Alors : cette petite friandise est-elle si merveilleuse que cela ?
Oui…
Et non.
Le chocolat que l’on trouve communément dans tous nos magasins (de la petite marque à bas prix au plus grand des chocolatiers) n’a rien de merveilleux.
Le chocolat dit « cru », si.

Pour comprendre ce qui diffère entre ces 2 produits, nous allons d’abord découvrir la fève de cacao, puis on se penchera ensuite sur le processus de fabrication du chocolat.

 

Le cacao… une petite fève si riche, qu’on pourrait la comparer à une pépite d’or !

Origines
Aztèques & Mayas furent les premiers à cultiver le cacao qu’ils nommaient «xocoatl» ou «guachahua».
Les fèves de cacao étaient utilisées comme monnaie d’échange, offrandes (pour leurs divinités ou aux morts), dot pour la fiancée, et bien sûr… en cuisine.

Marché du cacao
Malgré la mondialisation, 95% de la production mondiale du cacao est réalisée par des petits producteurs, et, malheureusement, une partie fait travailler des enfants : il est donc important de choisir un chocolat équitable qui assure :
– une rémunération juste des producteurs
– une garantie des droits fondamentaux de la personne
– la préservation de l’environnement
– un produit final de qualité
– qu’une relation directe entre les 2 partenaires économiques, sans intermédiaire

Le cacaoyer
C’est l’arbre qui donne les fèves de cacao.
Il est généreux, car il n’y a pas de saison de cacao : les cabosses (les coques dans lesquels les fèves se trouvent) poussent tout au long de l’année, et mettent environ 6 mois pour arriver à maturation.
Chaque cabosse contient entre 20 à 50 fèves de cacao, et chaque cacaoyer produit environ 50 cabosses par récolte, ce qui fait une moyenne de 2 000 à 5 000 fèves par an, et par arbre (yummy !).

3 variétés principales
* Forastero est une variété résistante & productive. Elle représente 80% de la production mondiale de cacao.
* Trinitario est une variété hybride naturelle entre le Criollo & le Forastero. Sa teneur en beurre de cacao est forte. Elle représente 15% de la production mondiale de cacao.
* Criollo est le cacao originel, il est considéré comme le prince des cacaos grâce à son arôme puissant & une grande finesse. Il représente 5% de la production mondiale de cacao.
Il est a noté qu’une fève de cacao, pour avoir l’appelation «Criollo», doit avoir poussé sur le sol du pays d’origine : le Pérou.
Si on prend un cacaotier issu de cette terre (et donnant donc des fèves «Criollo»), et qu’on le replante dans un autre sol (par exemple, un autre pays d’Amérique du Sud) : on ne peut plus appeler les fèves qu’il donne des fèves «Criollo».
Incroyable, non ?
Les mêmes fèves, le même arbre, mais pas le même sol.
On appellera donc ces fèves des fèves «natives».

Les «Criollo» et les «natives» sont les seules fèves que l’on devrait acheter : leurs qualités nutritionnelles et gustatives est nettement supérieures aux autres variétés, et en plus, les choisir est aussi un geste éthique que l’on fait : ces productions étant très majoritairement équitable.

Propriétés nutritives du cacao cru
♦ Le cacao cru est une source alimentaire naturelle très riche en antioxydants.
Il contient des polyphénols, ainsi que des flavonoïdes (jusqu’à 10% de sa composition totale pour ce dernier antioxydant).
Sa teneur en antioxydant est supérieure à celui du thé vert, des baies d’Açaï, et même que les baies de Goji.
♦ Le cacao cru est également extrêmement riche en magnésium.
Le magnésium est important pour la solidité des os (en jouant un rôle de synergie avec le calcium & la vitamine D). Il occupe une place importante dans l’équilibre chimique du cerveau (avec les vitamines du groupe B), et peut donc impacter, par exemple, sur notre gestion de stress, notre sommeil…
Le magnésium serait le sel minéral dont les Français sont le plus carencés.
Le cacao cru contient en moyenne 450 mg de magnésium pour 100 gr.
Notre ANR (Apport Nutritionnel Recommandé) varie entre 300 à 400 mg / jour (en fonction du sexe, et de l’âge).
Une petite portion de 30 gr de cacao cru comble donc un peu plus d’un tiers de notre ANR en magnésium.
♦ Le cacao contient des neurotransmetteurs (tel que la sérotonine, et de PEA) qui jouent un rôle dans la régulation de notre équilibre psychique.
De nombreuses études mettent en avant un taux élevé de PEA lorsque l’on tombe amoureux. Et, à l’inverse, lorsque l’on a des contrariétés, notre taux de PEA chute.
♦ Cette petite fève contient du fer en quantité non négligeable (202 mg / 100 g). À savoir que notre ANR varie de 11 à 18 mg / jour (en fonction de l’âge & du sexe). Dix grammes de fèves de cacao suffisent donc à nous apporter notre apport en fer !
Cet oligoélément ne peut être synthétisé (fabriqué) par notre organisme : notre alimentation doit donc couvrir nos besoins en fer. Une grande partie du fer se trouve dans notre hémoglobine (sang), où il joue un rôle de transporteur d’oxygène (les atomes d’oxygène s’accrochent à lui).
Un apport de vitamine C permet d’augmenter l’absorption du fer par notre organisme.
♦ Un autre petit trésor se cache dans cette fève… Un oligo-élément que l’on trouve rarement dans le règne végétal : du zinc (10 mg / 100g). Ce nutriment a un rôle important dans notre organisme, et intervient dans de nombreux domaines : nos systèmes immunitaires & hormonal ont besoin de lui pour bien fonctionner. Le zinc a une importance, également, sur l’état de notre peau & de nos cheveux.
La teneur du cacao cru en zinc est de 10 mg / 100g.
Comme notre ANR (Apport Nutritionnel Recommandé) varie entre 8 à 12 mg / jour (en fonction du sexe, et de l’âge).
Une portion de 30 gr de cacao cru nous apporte environ un tiers de notre ANR en magnésium.

Transformation & fabrication
Comment passe-t-on des fèves de cacao au chocolat en tablette ?
Les fèves de cacao sont récoltées, puis leurs cabosses (les coques dans lesquelles les fèves se trouvent) sont cassées à la main ou sur des tables pour en extraire leurs graines qui sont ensuite nettoyées de leurs impuretés.
Puis, elles sont mises à fermenter pendant 5 à 6 jours.
Ensuite, vient la phase de séchage qui est réalisée soit sur des claies au soleil (1 à 4 semaines), soit sous air chaud dans des séchoirs spécialisés (15 à 36 heures).
A cette étape, les fèves de cacao n’ont subi ni torréfaction, ni conchage (qui implique toutes deux une température élevée) : elles sont donc dites de qualité «crue».
A ce stade, elles sont donc encore des petites pépites nutritionnelles.

Toutes les fèves de cacao cru sont-elles de qualité ? (partie rajoutée et mise à jour le 29 juin 2013)
On pourrait penser que la qualité « crue » suffit à apporter une certaine qualité à ces petites pépites.
En réalité, des détails durant le processus de fabrication de la fève peut jouer sur son aspect, son goût, sacouleur, et même sa conservation.
♦ Comme nous l’avons vu un peu plus haut : choisir une bonne variété de cacao (Criollo ou native) est important pour des raisons gustatives, mais ce choix n’est pas le seul critère qui impacte sur la qualité du cacao.
♦ Le nettoyage des fèves
En effet, lorsque l’on casse une cabosse de cacaotier, on trouve à l’intérieur :
– une pulpe blanche
– des fèves de cacao
Après avoir extrait toutes les fèves de cacao de la cabosse, elles restent naturellement enduis de la pulpe blanche, et il faut donc les laver. La pulpe blanche étant assez épaisse et collante, certains fabricants prennent soin de totalement retirer toute trace de pulpe, et d’autres non.
La qualité nutritionnelle n’est en rien changée, mais au palais, on sent une nette différence :
– celles dont un nettoyage minutieux a été effectué sont «rousses», et aucune trace de marron n’apparait à l’extérieur. Leur goût est légèrement plus doux, et leur texture plus fondante & nette.
– celle dont le nettoyage a laissé une mince couche de pulpe blanche revêt une cosse aux couleurs plus brunes / marron, car la pulpe en séchant prend une couleur marron. Leur goût est plus amer, plus «brut».
♦ Un autre critère impactant sur la qualité de nos jolies fèves : le procédé de séchage a une grande importance :
– séché trop longtemps, leur petite cosse prend une couleur (trop) noire. La pauvre petite fève a des allures brûlées (et le goût, aussi, parfois).
– pas assez séché, c’est risqué de laisser des traces d’humidité qui fait que… au fil du temps, leur conservation est plus courte, et ces fèves peuvent même moisir. Lorsqu’on voit une petite pellicule blanchâtre recouvrir une petite fève : c’est une pellicule de champignons (moisissures).

A ma connaissance, celles de Sol Semilla, ainsi que celles de Keimling sont les seules à respecter tous ces critères, et à nous offrir les meilleures fèves.

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Le chocolat du commerce conventionnel

Tous les chocolats que l’on trouve dans nos magasins, même ceux des plus grands chocolatiers, vont subir plusieurs étapes de fabrication qui implique une température élevée.
Or, à partir d’une certaine température, les nutriments (vitamines, minéraux, oligoéléments & enzymes) sont détruits.
Ceci est valable pour tous les aliments (fruits, légumes), cacao inclus.
Et, plus on monte en température, et plus la perte des nutriments est importante.
Les premiers nutriments détruits sont les enzymes aux alentours de 40°C.
A partir de 120°C, toutes les vitamines, minéraux & oligo-éléments sont détruits.
Or, le processus de fabrication du chocolat atteint les 140°C.

La première étape est celle de la torréfaction : elle se réalise à plus de 140°C.
Ensuite, on décortique les graines par une méthode de ventilation & de vibration.
Puis, les graines sont broyées à chaud (50°C en moyenne) : on obtient une pâte.
Cette pâte est malaxée, puis refroidie : on obtient ce que l’on appelle «la masse du cacao». On en fera :
– une liqueur (en chauffant à plus de 100°C)
– ou du beurre (la liqueur pressée sous presse hydraulique)
– ou de la poudre (après le pressage du beurre, on obtient un tourteau qui est pulvérisé en poudre)

Toutes ces étapes de fabrication rendent le chocolat « vide » de toutes ses richesses nutritionnelles, présentes dans la fève de cacao à l’origine.
Il est donc erroné de dire que le « chocolat est riche en magnésium, et donc bon pour le moral »sauf s’il est de qualité « cru ».

De plus, dans la (très grande) majorité des chocolats du commerce conventionnel, est ajouté :
– du sucre blanc raffiné. Ce sucre est non seulement inintéressant d’un point de vue nutritionnel, mais son Indice Glycémique (IG) étant élevé, sa consommation entraine une réaction violente sur notre pancréas (pour compenser, il va devoir produire de l’insuline en grande quantité).
Quel dommage, alors qu’il existe tant de sucrants intéressants nutritionnellement (mon chouchou est lesucre de fleur de coco, mais ce petit livre est riche en informations) !
– du lait en poudre qui peut être mal toléré & digéré par certains
– des émulsifiants, arômes, conservateurs & autres substances peu naturelles.
Ces substances requièrent à notre organisme un effort supplémentaire de digestion, d’assimilation.

La confiserie chocolatée, à l’arrivée, est donc, non seulement vide de tous nutriments, mais est contient donc des ingrédients inintéressants nutritionnellement, et qui peuvent même être néfastes pour notre santé.
Quel dommage… Alors qu’une gourmandise chocolatée peut être saine, riche en nutriments, et délicieuse en bouche…

 

Pourquoi du chocolat cru ?

♦ Vous l’aurez sans doute compris : c’est avant tout pour bénéficier de la richesse nutritionnelle du cacao.
Si le cacao n’est pas chauffé (ou cuit), tous ces nutriments seront sauvegardés.
♦ Mais ce n’est pas la seule raison…
Une température trop élevée induit autre chose qu’une perte de nutriments.
Au-delà d’une certaine température, certaines molécules, sous l’effet de la chaleur, voient leur structure moléculaire modifiée : c’est ce qu’on appelle les « molécules de Maillard ». Ces nouvelles moléculessurchargent notre foieperturbent notre métabolisme, et sont supposées être cancérigènes.

Saviez-vous que le nom botanique du cacao est « Cacao Theobromine ».
Sa traduction ? « La nourriture des dieux »
Et si l’on apprenait à le respecter ?

Où trouve-t-on du chocolat cru, déjà tout prêt à être dégusté ?

Lorsqu’on peut combiner la gourmandise à des propriétés nutritionnelles nombreuses, riches & intéressantes… Il serait dommage de s’en priver, n’est-ce pas ?

Le chocolat cru connait un franc succès en Allemagne, en Angleterre, en Amérique du Nord, en Australie, ainsi que dans de nombreux autres pays.
En France, il arrive peu à peu, et connait un engouement timide, mais certain.

Sur le marché français, le chocolat cru se trouve difficilement.
Mais il se trouve.
Il faut tout d’abord distinguer :
♦ le chocolat cru tout prêt en barres (à grignoter)
♦ du chocolat cru pour de futures préparations culinaires (smoothie, boisson, friandise…), que l’on verra un peu plus loin

Concernant le chocolat cru tout prêt (à grignoter), on en trouve chez :
– ma marque préférée de chocolat cru en barre a longtemps été Öm : une marque anglaise qui m’a séduite par leur large gamme de saveurs, leur joli packaging (c’est complément facultatif, mais agréable), et surtout, le fait qu’ils utilisent du sucre de fleur de coco (mon sucrant préféré). Cependant, il est très difficile de trouver cette marque en France.
Puis, j’ai découvert plus récemment la marque hollandaise Lovechock : un coup de foudre immense.
En France, on peut se procurer leurs barres sur le site de NutriNaturel (clic).
– Sol Semilla propose 2 parfums : noir intense (85% de cacao), et une parfumée aux aguaymantos.
On peut les acheter en ligne, ou dans leur magasin à Paris au 23 rue des vinaigriers dans le 10ème.
– Rrraw est une marque française (qui a exactement le même fournisseur de cacao que Sol Semilla) proposant une large gamme de produits cacaotés crus : tablette, fève, truffe
– Speeduline propose une gamme de chocolats crus qu’ils sucrent avec du xylitol (ce sucrant étant un édulcorant, je n’aime pas consommer, mais cela n’engage que moi).
– Keimling propose des confiseries au chocolat cru, la majorité sucrés avec des dattes.

 

Réaliser son propre chocolat cru… nature ou aromatisé

Cela faisait quelque temps que je songeais à essayer de réaliser mon propre chocolat cru maison.
Après tout… Le chocolat blanc vegan était tellement simple à faire… Pourquoi ne pas essayer avec le chocolat cru que j’affectionnais tant ?
J’y pensais, j’y pensais… L’idée est là, dans un coin de mon esprit.
L’envie aussi.
Lorsque j’ai eu fini ma dernière barre de chocolat ÖmEleonore du blog Earthsprout a posté un article sur son chocolat cru fait maison.
Amusante coïncidence, ou clin d’œil de la Vie ? Qu’importe : il ne m’en a pas fallu plus pour me lancer dans un tourbillon délicieusement chocolaté…

Après quelques recherches sur le chocolat (cru), j’ai grand plaisir à partager avec vous ces informations… si riches, si passionnantes, et si gourmandes…
Enjoy ✩

On prend un peu de cacao…

Outre le chocolat cru qui est déjà tout prêt à être déguster, on trouve le chocolat cru sous plusieurs formes, qu’on utilisera pour des préparations culinaires (entremet, pâtisserie, glace, smoothie, friandise…).
On s’en servira également pour réaliser notre propre chocolat cru maison.

♦ Commençons par le beurre de cacao qui est la matière grasse du cacao.
Bien sûr, on l’utilise en cuisine, mais ce beurre est aussi utilisé en cosmétique (je l’utilise moi-même pour certaines de mes préparations cosmétiques).
♦ On retrouve aussi la poudre de cacao qui est la matière maigre.
♦ La pâte de cacao est un mélange du beurre & de la poudre : nous avons donc la matière grasse & la matière maigre du cacao combiné.
♦ Enfin, on trouve le cacao sous sa forme de… fève, tout simplement. Entières, ou concassées, c’est l’état le plus brut du cacao.
On peut le grignoter les fèves telles quelles (attention, c’est très amer !), ou utiliser les éclats de fèves dans des préparations pour un effet croquant & avec un caractère puissant en bouche.

Pour réaliser du chocolat cru maison, on utilisera toujours de la poudre de cacao.
On pourra y ajouter de la pâte et/ou du beurre, mais ces deux-là restent facultatifs, selon la recette que l’on choisit.

… on y ajoute d’autres ingrédients

Vous l’avez compris : le chocolat « cru » est une pépite nutritionnelle à lui tout seul.
Et si… on y ajoutait d’autres ingrédients qui boosteraient encore plus la richesse de notre friandise faite maison ?…

➊ Le cacao brut a un goût amer, que l’on adoucira avec un agent sucrant.
On peut utiliser du sirop d’agave, du miel, du sirop de riz, de la sève de kitul, du sucre de canne, des dattes réduites en purée…
Pour ma part, j’utilise du sucre de fleur de coco.
Si l’on utilise un sucrant à cristaux (sucre de fleur de coco ou sucre de canne), on devra les broyer pour en obtenir une poudre aussi fine que celui du sucre glace, afin qu’il n’y ait plus aucun cristaux.
Ceci pour qu’ils se dissolvent totalement dans la friandise, et qu’on ne puisse pas les sentir « croquer » sous la dent.
➋ Une pincée de sel (gris, ou rose) apporte des minéraux & oligoéléments en plus.
Comme dans toute préparation sucrée, son ajout ici permet de rehausser le goût de notre friandise, mais aura également un petit rôle de conservateur.
➌ Un corps gras jouera le rôle de support pour « enrober » le goût du cacao.
On peut choisir d’utiliser du beurre de cacao, ou de l’huile de noix de coco (bio).
Ces deux corps gras permettent de garder notre barre chocolatée à l’état solide, car leur température de fusion (là où ils comment à fondre) est de 34°C pour le beurre de cacao, et de 23-26°C pour l’huile de coco.
➍ Tout autre ajout est facultatif, mais permet de donner une note personnelle gourmande à son chocolat.
Poudre de vanille, cannelle en poudre, caroube, mesquitefarine de lucuma, éclats de fèves de cacao, goji, gingembre en poudre, copeaux de noix de coco, lavande, zestes d’agrumes, poudre de fruits séchés, éclats d’amandes ou de noisettes…
Laissez libre cours à votre imagination de gourmands !

Selon les ingrédients que l’on choisit (dans chaque catégorie), il nous faudra ajuster leur quantité en fonction de notre choix, et jouer avec leur texture.
Par exemple : le sirop d’agave est plus liquide que le sirop de riz, et des dattes réduites en purée auront une consistance encore plus compacte & dure que le sirop de riz.
On jouera avec les autres ingrédients, et notamment le corps gras, pour ajouter plus ou moins de corps à notre barre chocolatée.

… et on passe à sa réalisation

Après plusieurs essais, j’ai trouvé une alliance qui charme mes papilles au-delà de ce que les mots peuvent décrire.
Comparée à tous les chocolats que j’ai pu goûté, cette barre de chocolat est… enchanteresse.

Ingrédients : (pour 315 gr de chocolat cru) – se conserve au réfrigérateur jusqu’à 1 an

Préparation :

  1. A l’aide d’un mixeur (blender), on réduit le sucre de fleur de coco en poudre très fine (type sucre glace).
  2. On place tous les ingrédients (poudre de cacao, sucre glace, beurre de cacao, huile de coco & sel) dans une petite casserole.
  3. On fait chauffer la petite casserole au bain-marie à feu très doux.
    Au besoin, on peut s’aider d’un petit thermomètre culinaire (on en trouve à prix doux sur amazon ici), afin de s’assurer que la température n’excède pas 40°C.
  4. A l’aide d’une spatule en bois, on mélange doucement & sans arrêt le contenu de la casserole, jusqu’à tant que le beurre de cacao soit fondu, et que le mélange soit totalement homogène.
  5. On transvase alors dans des petits moules (vous pouvez utiliser des moules à chocolat, ou tout simplement, un bac à glaçons).
  6. On laisse refroidir notre chocolat au frigo, au minimum 12 heures avant dégustation.
    Il se conserve au réfrigérateur jusqu’à 1 an.

Coût de revient : intéressant ?

Ce petit bonus arithmétique intéressera surement tous les gourmands.
Si l’on choisit, pour chaque ingrédient, la marque qui propose le coût au kilo le plus intéressant, on obtient un coût de revient de 12,90 € pour la tablette de 315 gr, ce qui fait environ 41 € le kilo.

On peut ainsi comparer le coût du chocolat (cru) fait maison aux :
– chocolats bio (sans la richesse de la fève de cacao) se vendent en moyenne entre 25 à 35 € le kilo
– chocolats non bio (sans la richesse de la fève de cacao) se vendent en moyenne entre 11 à 30 € le kilo, et certains pouvant aller jusqu’à 90 € le kilo.
– ainsi qu’aux chocolats crus déjà tout prêts que l’on trouve sur le marché dont les prix oscillent entre 67 à 118 € le kilo.

Où en trouver ?
Après avoir testé plusieurs marques (françaises, américaines & anglaises), voici celles que j’ai préférées.
Elles répondent toutes à 2 critères qui me sont chers, l’un comme l’autre :
– même si ce point est totalement personne & subjectif, le goût est un élément (très) important pour la gourmande que je suis. Chacune des références que je vais citer m’a plu gustativement.
– la qualité de leur cacao. Comme je l’ai expliqué précédemment, la qualité du cacao diffère grandement selon le sourcing des fabricants, ainsi que leurs méthodes de fabrication & de préparation.
Certains affichent même une qualité « crue », alors que la température atteinte durant la fabrication de leurs produits cacaotés est supérieure à 42°C.

♦ Sol Semilla propose les formes de cacao suivantes : poudre, fèves entières & en éclats, beurre de cacao, et pâte de cacao.
Les Parisiens peuvent se rendre à la boutique dans le 10e arrondissement de Paris.
On peut aussi le commander en ligne.
♦ Nutri Naturel nous propose plusieurs marques, dont celle de Sol Semilla.
♦ Rrraw propose des fèves, des tablettes, des truffes, ainsi que du beurre de cacao & de la pâte de cacao, mais pas encore de poudre.
♦ Keimling vend de la poudre, du beurre, des fèves, et des éclats de fève de cacao.
♦ Big Tree Farms est une marque américaine proposant toute une gamme de grande qualité (beurre, poudre, fève & éclats), mais ne livre pas (encore) en France.

Petits bonus en vidéo

Voici des petites vidéos trouvées sur YouTube autour du cacao cru :
♦ David Wolfe, en vrai passionné de superaliment (dont le cacao cru), nous en parle (clic).
♦ Ben Ripple (fondateur de Big Tree Farms) traite de la qualité & de la problématique du cacao cru (clic).

Sources : Maison bien-être, le chocolat de poppywhat’s cooking good looking, un petit livret sur le cacao vendu chez Voy Alimento à 5€, mes connaissances acquises durant ma formation.

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Sauce aux graines de tournesol

source : http://cuisinetvoyage.canalblog.com/archives/2013/07/01/27539359.html

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Une seconde recette de sauce protéinée que j’ai proposée lors de l’atelier Bioazur, encore plus rapide à réaliser que la précédente. Je l’avais déjà publiée ici, la voici actualisée.
Toute crue, végétalienne, très saine et hyper rapide, que demander de mieux ?

Pour un bol :

50 g de graines de tournesol, que l’on aura fait germer pendant 1 ou 2 jours
50 g de jus de citron
50 g de tamari
50 g d’huile d’olive

Faire tremper les graines de tournesol une dizaine d’heures ; les rincer et les faire légèrement germer (il ne faut pas attendre qu’il y ait une pousse, simplement un début de germination).

Si l’on possède un Vitamix, on peut mettre le citron entier épluché (même poids qu’en jus).

Mixer le tout au blender.

Excellent avec tomates, salade, pommes de terre, brocoli, etc

Brownie cru aux dates et aux noix

Raw Vegan Brownies

Ingrédients :

Pour le brownie :

– 1 tasse de noix 

– 1 tasse de dattes en morceaux

– 1/4 tasse de cacao cru

– 3 càs de purée d’amandes ou de coco

– 1 pincée de sel

=> 1 tasse = 250ml


Pour le nappage :

– 1/2 tasse de dattes en morceaux 

– 1/8 tasse de cacao en poudre

– 1/8 tasse de purée d’amandes (ou crème de coco)

– 1/2 tasse d’eau


Source : http://www.gluten-free-vegan-girl.com/2013/01/raw-vegan-brownies-l-oil-free-sugar-free-gluten-free.html (en anglais) 


Étapes :

1- Au mixeur :  réduire les noix en morceaux, ajouter les dattes et continuer à mixer. Ajouter la purée d’amandes, le sel et mixer. Ajouter enfin le cacao en poudre. Le mélange n’est pas lisse, c’est normal. 

2- Mettre cette pâte dans un plat et la tasser fortement .

3- Faire le nappage : mixer les dattes, ajouter la purée d’amandes et mixer, ajouter l’eau et mixer et enfin ajouter le cacao en poudre. 

4- Étaler ce nappage sur le brownie.

5- Mettre au congélateur 1h puis ressortir le plat et couper en morceaux 


Le brownie se conserve au frigo quelques jours ou au congélateur plus longtemps!

Raw Vegan Brownies

Raw Vegan Brownies