Les bonnes graisses végétales allongent de 25% l’espérance de vie ! Même chez les personnes frappées par un cancer !

source : http://www.jacques-lacaze.com/article-les-bonnes-graisses-vegetales-c-est-bon-pour-la-sante-118573880.html

C’est une étude publiée dans la revue médicale JAMA qui le démontrent. Compte rendu de Docbuz du 12 juin 2013.

Chez les hommes à qui a été diagnostiqué un cancer de la prostate, l’intégration dans leur régime alimentaire, d’une quantité importante de graisses végétales, comme l’huile d’olive, réduit le risque de diffusion de la maladie cancéreuse et le risque de décès, toute cause confondue.

Ces résultats, confirment un rôle important de l’alimentation dans la lutte contre les cancers et leurs extensions, d’autant plus qu’un résultat inverse est obtenu lorsque les mêmes patients conservent un régime riche en graisses saturées ou en graisses trans : ces graisses industrielles tuent. Le slogan n’est donc plus, réduisez les apports en graisses mais changez vos apports en graisses!

En 1986, des scientifiques de l’Université de Californie ont recruté 4477 hommes ayant un cancer de la prostate sans métastase, et les ont suivi jusqu’en 2010, évaluant régulièrement l’évolution de leur  cancer. Les quantités et les différents types de graisses auxquels étaient exposés les patients dans leur alimentation étaient relevés : graisse saturées, monoinsaturées, polyinsaturés, trans, graisses animales ou végétales.

Au cours des 14 années de suivi, 315 hommes sont décédés de leur cancer de la prostate et 1064 d’autres causes.

La différence de mortalité entre les gros consommateurs et les faibles consommateurs de chaque type de graisses, ainsi que la comparaison  en fonction du type de graisses consommées.

Les chiffres démontrent que les gros consommateurs de graisses trans ont un risque de décès par cancer de la prostate augmenté de 25% par rapports aux faibles consommateurs et un risque de décès toute causes multiplié par deux. A l’inverse, les gros consommateurs de graisses végétales, en comparaison aux faibles consommateurs ont un risque de décès par cancer de la prostate réduit de moitié ainsi qu’un risque de décès toute causes réduit également de moitié .

Les scientifiques évaluent que remplacer seulement 10% des apports caloriques en sucre  (carbohydrate) par des graisses végétales réduit de 29% le risque de décéder d’un cancer de la prostate chez les patients déjà porteur de ce cancer et de 24% un risque de décès quel qu’en soit la cause : l’alimentation peut ainsi réellement reculer une échéance cancéreuse.

Les pires graisses sont les graisses trans et les graisses saturées : remplacer seulement 1% des apports caloriques journalier par des graisses trans ou 5% des apports caloriques journaliers par des graisses saturées accroit la mortalité de respectivement 30% et 25%. Cet essai confirme l’extrême dangerosité pour la santé de ces deux types de graisses largement répandues dans les produits alimentaires industriels. Des appels à une régulation voire à une interdiction des graisses trans ont toujours été ignorés par les ministres de la santé en France.

Dorénavant, les conseils alimentaires envers les patients atteint d’un cancer, en l’occurrence de la prostate vont évoluer. Au lieu de réclamer un arrêt de la consommation des graisses, les médecins expliqueront le bénéfice à consommer plus de graisses végétales.

Mais ces résultats sont intéressants pour bien d’autres patients que les hommes atteints d’un cancer de la prostate : Car ils portent la preuve d’une réduction de mortalité toutes causes chez les consommateurs de graisses végétales en comparaison aux consommateurs de graisses industrielles ou animales. Ils confirment une survie prolongée chez les consommateurs d’huiles végétales et l’augmentation dramatique de cette mortalité chez les consommateurs de graisses trans et de graisses saturées. L’usage des graisses trans n’est toujours pas interdit en France ni en Europe.

D’autres choses vont également évoluer: La dictature du sans graisse, du 0% de matières grasses n’a plus lieu d’être.  Les graisses végétales à considérer sont l’huile d’olive ou la consommation de noix, par exemple (mais surtout pas d’huile de palme, certes d’origine végétale mais cuite et très riche en graisses saturées donc non bénéfique. L’huile de palme entre dans la composition de nombreuses préparations industrielles, plats cuisinés, gâteaux secs, yaourts, etc. Des graisses trans lui sont souvent associés).

Cette étude est une nouvelle preuve que l’alimentation joue un role fondemental pour la santé de l’homme et que la nourriture d’origine industrielle est néfaste à la survie et est donc à bannir puisque les demandes de régulation échouent régulièrement.

…. mais encore une fois big-pharma avec son armée de « spécialistes » à sa botte va passer par là pour expliquer que ce n’est pas vrai et continuer à utiliser ses « bons médicaments » contre le cholestérol et autres médiator ……

L’aliment interdit à consommer sans modération

Source : http://fr.sott.net/article/17383-L-aliment-interdit-a-consommer-sans-moderation

J.M. Dupuis
Santé Nature Innovation
ven., 18 oct. 2013 09:34 CDT

© Inconnu
Les autorités de santé vous répètent sur tous les tons que les graisses sont mauvaises pour la santé, et en particulier les graisses saturées. Tout le monde ou presque le croit, bien que peu de personnes sachent ce que veut dire au juste graisses « saturées ». Mais est-ce important ? Pas besoin d’avoir fait dix ans de médecine pour imaginer que quelque chose de « saturé », c’est forcément mauvais pour la santé, n’est-ce pas ?

« J’sature ! »

En réalité, un acide gras « saturé » est simplement un acide gras dont tous les atomes carbones sont liés au nombre maximal d’atomes d’hydrogène. Chaque liaison carbone est occupée, et on ne peut plus ajouter d’autres atomes.

La conséquence est que la molécule est plus stable, et moins susceptible de s’oxyder. C’est une très bonne chose car les graisses oxydées sont plutôt mauvaises pour la santé. Selon plusieurs études, le cholestérol oxydé est un marqueur de l’athérosclérose, le vieillissement et le rétrécissement des artères, facteur d’accident cardiaque. (1)

Mais ce n’est pas tout.

L’alimentation traditionnelle de l’être humain, avant l’introduction massive des céréales, était extrêmement riche en acides gras saturés. Nos ancêtres, avant l’invention de l’agriculture, mangeaient en effet beaucoup de graisse d’animaux, d’entrailles, de crustacés riches en graisses.

Les quelques tribus à travers le monde qui ont conservé un mode de vie traditionnel mangent, elles aussi, très gras. Vous avez les Inuits (Esquimaux) de l’Arctique qui, jusqu’à récemment, mangeaient essentiellement de la graisse de phoque, de morse, de baleine, des poissons gras, qui contiennent une forte proportion de graisses saturées.

Les Maasaïs, une ethnie semi-nomade qui vit de l’élevage et de la chasse, au Kenya, se nourrit surtout d’un mélange de lait et de sang, prélevé sur les jeunes bovins sans les tuer, auquel ils ajoutent plantes, racines, écorces, et de nombreux végétaux. Là aussi, ce régime est très riche en graisses saturées.

Même chose pour les Tokelauiens, situés dans un archipel du Pacifique dépendant de la Nouvelle-Zélande, qui se nourrissent de noix de coco et de poisson.

Or, les uns comme les autres ont de très faibles taux de décès par maladie cardiovasculaire.

Ce fait est corroboré par la très riche teneur en graisses du lait maternel humain, formé à 54 % d’acides gras saturés. Le lait maternel étant l’aliment le plus parfait pour les bébés en croissance, la présence de fortes quantités de graisses saturées n’est certainement pas une « erreur de la nature ».

En 2010, une très importante étude, portant sur plus de 347 000 personnes, n’a constaté aucun lien entre la consommation de graisses saturées et le risque d’infarctus, d’attaque cérébrale (AVC) ou d’autres maladies cardiovasculaires. (1)

Une autre étude publiée en 2010 dans la revue médicale American Journal of Clinical Nutrition, a montré que les personnes qui souhaitent diminuer leur risque cardiovasculaire ne doivent pas diminuer leur consommation de graisses mais plutôt réduire celle de glucides, dont les féculents et l’amidon (et donc le pain, les pâtes, les céréales, y compris complètes). (2) Les personnes qui diminuent leur consommation de graisses saturées, et les remplacent par des glucides raffinés (pain blanc, pâtes, pomme de terre) augmentent leur résistance à l’insuline, leurs problèmes d’obésité, leur dyslipidémie (niveau anormal de lipides dans le sang), leur niveau de triglycéride et de cholestérol.

En fait, la nouvelle mode qui sévit depuis les années 60, et qui consiste à manger plus de glucides (surtout des céréales) et moins de graisses, est responsable d’une telle hausse de l’obésité, du diabète et des maladies cardiaques qu’il est devenu presque impossible pour nos contemporains de se souvenir que, il y a seulement un siècle, moins d’une personne sur cent était obèse (y compris aux Etats-Unis !) et les maladies coronariennes étaient pratiquement inconnues.

Plus difficile à croire encore, il n’y avait en 1950 que 100 cardiologues exerçant en France ! Ils étaient 2 200 en 1981 et sont près de 6 000 aujourd’hui ! (3)

Une telle explosion indique que quelque chose a changé, qui explique l’épidémie.

Et quel est ce quelque chose ?

Notre alimentation !

Car s’il est vrai que nous consommons beaucoup de viande rouge et de graisses saturées, notre régime alimentaire est aussi dangereusement riche en sucres et glucides raffinés.

Les aliments les plus consommés sont les plus mauvais

Les aliments qui arrivent en tête de la consommation dans les pays industrialisés sont le pain, les céréales, les sandwichs, les pâtes, les pizzas, les biscuits, les gâteaux, les desserts en tout genre, les chips, frites et biscuits d’apéritifs à base de pomme de terre, qui sont des glucides. La plupart des publicités pour des produits alimentaires les concernent, car tous ces produits sont fait à partir des matières premières les plus bas de gamme, et les moins chères.

Par contre, si vous y ajoutez beaucoup de sucre ou de sel, arômes et colorants, et que vous les présentez dans de beaux emballages multicolores, vous pouvez les revendre avec une marge importante. Cela permet de financer les investissements en marketing, tout en assurant la rentabilité du fabricant.

Il est beaucoup plus difficile de faire de telles opérations sur des produits qui sont déjà très chers à la base, comme les huiles de bonne qualité, les bons légumes, la viande, le poisson, les noix ou les fruits rouges, qui sont bons pour la santé. C’est pourquoi les publicités pour ces produits là sont rares, pour ne pas dire inexistantes.

Les bonnes graisses à manger

Beaucoup de personnes s’emmêlent les pinceaux entre les graisses polyinsaturées, mono-insaturées, les acides gras trans, les oméga-3, 6 et 9.

Les bonnes sources de graisse sont :

  • l’huile d’olive (et bien sûr les olives entières, la tapenade…) ;
  • les noix et amandes crues, ainsi que l’huile de noix et l’huile d’amande, mais aussi les noix de pécan, les noix de macadamia, les noix du Brésil, et dans une moindre mesure les noisettes. Faites toutefois très attention en les achetant. Il devient de plus en plus difficile d’acheter des noix crues de bonne qualité. Elles sont très souvent rances, ce dont vous vous apercevez facilement car le goût est piquant. Cela veut malheureusement dire que les acides gras polyinsaturés qu’elles contiennent sont oxydés, et sont donc devenus mauvais pour la santé ;
  • les graisses animales d’animaux élevés en plein air et nourris d’aliments biologiques ;
  • les œufs bios et surtout les œufs de poules nourries de graines de lin (riches en oméga-3) ;
  • les avocats ;
  • le beurre de vaches nourries à l’herbe (et non aux céréales et au tourteau, comme la plupart des vaches européennes) ;
  • l’huile de noix de coco et l’huile de palmiste, qui sont les meilleures huiles à utiliser pour les fritures car elles ne se dénaturent pas à haute température (attention toutefois à ne jamais les faire fumer) ;
  • les poissons gras (sardines, maquereaux, anchois, harengs) et l’huile de poisson, dont bien sûr la célèbre huile de foie de morue, malheureusement tombée en désuétude et victime d’une terrible réputation, alors que, très franchement, son goût n’est pas du tout si mauvais qu’on le raconte aux enfants.

Quel est votre ration oméga-3/oméga-6 ?

Il est aussi capital de surveiller que vous avez un bon équilibre entre vos apports d’oméga-3 et d’oméga-6. Traditionnellement, ce rapport était de 4, 3 ou 2 pour 1, mais il est aujourd’hui beaucoup plus souvent de 20 pour 1, voire de 30 pour 1. Les oméga-6 sont en effet présents dans les huiles bon marché (huile de tournesol et de maïs) que l’on retrouve un peu partout, notamment dans la nourriture industrielle, alors que les oméga-3 se trouvent dans l’huile de noix, de lin et de colza, et les huiles de poisson, moins répandues et plus chères.

Malheureusement, manger trop d’oméga-6 et trop peu d’oméga-3 entraîne un état chronique inflammatoire dans votre corps, ce qui augmente votre risque de maladie cardiovasculaire et de cancer.

Faites ce que vous pouvez pour réduire votre consommation d’oméga-6 et augmenter votre consommation d’oméga-3. A noter que l’huile d’olive ne contient ni l’un ni l’autre, mais c’est une huile qui est globalement bonne pour la santé, à partir du moment où elle est extra-vierge et issue de première pression à froid, et consommée crue ou faiblement chauffée (pas de friture à l’huile d’olive ; utilisez pour cela de l’huile de coco, de l’huile de palmiste ou de la graisse de bœuf).

La graisse à éviter à tout prix

Les acides gras trans, eux, sont à éviter à tout prix. Ce sont des acides gras généralement issus du traitement industriel des huiles, qui sont hydrogénées pour les rendre solides, et fabriquer des margarines, ou donner du moelleux et de la tenue aux plats préparés, biscuits, gâteaux.

Les graisses ainsi fabriquées se conservent plus longtemps dans les entrepôts et les rayons des magasins, mais ils produisent de graves dysfonctionnements à l’échelle cellulaire.

Votre corps a BESOIN de graisse pour fonctionner de façon optimale

Malgré tout ce que je vous ai dit ici, je sais bien que, comme tout le monde, vous continuerez à vous méfier des plats « trop gras ». Ne vous impatientez pas. Il faut bien voir que, depuis notre plus jeune âge, nous avons été littéralement conditionnés pour croire que les graisses sont mauvaises pour la santé, et que ce sont les céréales, si possibles complètes et si possible avec le moins d’accompagnement, qui sont bonnes pour la santé.

Il n’est pas facile de se convaincre que c’est en fait exactement le contraire. Que dans une tartine de pain beurré, ce qui est mauvais, c’est le pain, et ce qui est bon, c’est le beurre. Et que dans une frite, ce qui est mauvais, c’est la pomme de terre, et ce qui est bon, c’est la graisse ! Bon, j’admets que j’exagère sur ce dernier point, car la frite pose le problème d’être cuite à trop haute température (220 à 240 °C), ce qui rend la graisse toxique et produit un phénomène de « glycation » très néfaste pour la santé.

Mais vous voyez tout de même le message que j’essaye de faire passer. Les graisses saturées sont indispensables pour la santé, et aident votre corps à mieux fonctionner. Elles assurent un grand nombre de fonctions importantes, dans le cœur, les poumons, le foie, les os, le système immunitaire. Elles entrent dans la composition de vos hormones, des membranes de vos cellules, et régulent le sentiment de satiété.

Un des énormes désavantages des régimes pauvres en graisse, en effet, est de provoquer un sentiment irrésistible de faim, qui provoque mauvaise humeur, énervement, voire déprime et perte du goût de vivre.

Ces tortures ne sont ni nécessaires, ni bonnes pour la santé. Et ça, il me semble que c’est tout de même une très très bonne nouvelle.

A votre santé !

Notes

(1) Am J Clin Nutr. 2010 Mar;91(3):535-46. doi: 10.3945/ajcn.2009.27725. Epub 2010 Jan 13.

(2) Am J Clin Nutr March 2010 vol. 91 no. 3 502-509

(3) Ministère de la Santé et de la Protection sociale – éléments bibliographiques relatifs à l’évaluation des besoins de santé pour l’élaboration des SROS 3 (44)

(4) Étude d’impact présentée mardi 19 mars à la réunion annuelle de l’American Heart Association à Dallas (Texas), et conduite par une équipe dirigée par Gitanjali M. Singh, de l’Ecole de santé publique de Harvard.