L’aliment interdit à consommer sans modération

Source : http://fr.sott.net/article/17383-L-aliment-interdit-a-consommer-sans-moderation

J.M. Dupuis
Santé Nature Innovation
ven., 18 oct. 2013 09:34 CDT

© Inconnu
Les autorités de santé vous répètent sur tous les tons que les graisses sont mauvaises pour la santé, et en particulier les graisses saturées. Tout le monde ou presque le croit, bien que peu de personnes sachent ce que veut dire au juste graisses « saturées ». Mais est-ce important ? Pas besoin d’avoir fait dix ans de médecine pour imaginer que quelque chose de « saturé », c’est forcément mauvais pour la santé, n’est-ce pas ?

« J’sature ! »

En réalité, un acide gras « saturé » est simplement un acide gras dont tous les atomes carbones sont liés au nombre maximal d’atomes d’hydrogène. Chaque liaison carbone est occupée, et on ne peut plus ajouter d’autres atomes.

La conséquence est que la molécule est plus stable, et moins susceptible de s’oxyder. C’est une très bonne chose car les graisses oxydées sont plutôt mauvaises pour la santé. Selon plusieurs études, le cholestérol oxydé est un marqueur de l’athérosclérose, le vieillissement et le rétrécissement des artères, facteur d’accident cardiaque. (1)

Mais ce n’est pas tout.

L’alimentation traditionnelle de l’être humain, avant l’introduction massive des céréales, était extrêmement riche en acides gras saturés. Nos ancêtres, avant l’invention de l’agriculture, mangeaient en effet beaucoup de graisse d’animaux, d’entrailles, de crustacés riches en graisses.

Les quelques tribus à travers le monde qui ont conservé un mode de vie traditionnel mangent, elles aussi, très gras. Vous avez les Inuits (Esquimaux) de l’Arctique qui, jusqu’à récemment, mangeaient essentiellement de la graisse de phoque, de morse, de baleine, des poissons gras, qui contiennent une forte proportion de graisses saturées.

Les Maasaïs, une ethnie semi-nomade qui vit de l’élevage et de la chasse, au Kenya, se nourrit surtout d’un mélange de lait et de sang, prélevé sur les jeunes bovins sans les tuer, auquel ils ajoutent plantes, racines, écorces, et de nombreux végétaux. Là aussi, ce régime est très riche en graisses saturées.

Même chose pour les Tokelauiens, situés dans un archipel du Pacifique dépendant de la Nouvelle-Zélande, qui se nourrissent de noix de coco et de poisson.

Or, les uns comme les autres ont de très faibles taux de décès par maladie cardiovasculaire.

Ce fait est corroboré par la très riche teneur en graisses du lait maternel humain, formé à 54 % d’acides gras saturés. Le lait maternel étant l’aliment le plus parfait pour les bébés en croissance, la présence de fortes quantités de graisses saturées n’est certainement pas une « erreur de la nature ».

En 2010, une très importante étude, portant sur plus de 347 000 personnes, n’a constaté aucun lien entre la consommation de graisses saturées et le risque d’infarctus, d’attaque cérébrale (AVC) ou d’autres maladies cardiovasculaires. (1)

Une autre étude publiée en 2010 dans la revue médicale American Journal of Clinical Nutrition, a montré que les personnes qui souhaitent diminuer leur risque cardiovasculaire ne doivent pas diminuer leur consommation de graisses mais plutôt réduire celle de glucides, dont les féculents et l’amidon (et donc le pain, les pâtes, les céréales, y compris complètes). (2) Les personnes qui diminuent leur consommation de graisses saturées, et les remplacent par des glucides raffinés (pain blanc, pâtes, pomme de terre) augmentent leur résistance à l’insuline, leurs problèmes d’obésité, leur dyslipidémie (niveau anormal de lipides dans le sang), leur niveau de triglycéride et de cholestérol.

En fait, la nouvelle mode qui sévit depuis les années 60, et qui consiste à manger plus de glucides (surtout des céréales) et moins de graisses, est responsable d’une telle hausse de l’obésité, du diabète et des maladies cardiaques qu’il est devenu presque impossible pour nos contemporains de se souvenir que, il y a seulement un siècle, moins d’une personne sur cent était obèse (y compris aux Etats-Unis !) et les maladies coronariennes étaient pratiquement inconnues.

Plus difficile à croire encore, il n’y avait en 1950 que 100 cardiologues exerçant en France ! Ils étaient 2 200 en 1981 et sont près de 6 000 aujourd’hui ! (3)

Une telle explosion indique que quelque chose a changé, qui explique l’épidémie.

Et quel est ce quelque chose ?

Notre alimentation !

Car s’il est vrai que nous consommons beaucoup de viande rouge et de graisses saturées, notre régime alimentaire est aussi dangereusement riche en sucres et glucides raffinés.

Les aliments les plus consommés sont les plus mauvais

Les aliments qui arrivent en tête de la consommation dans les pays industrialisés sont le pain, les céréales, les sandwichs, les pâtes, les pizzas, les biscuits, les gâteaux, les desserts en tout genre, les chips, frites et biscuits d’apéritifs à base de pomme de terre, qui sont des glucides. La plupart des publicités pour des produits alimentaires les concernent, car tous ces produits sont fait à partir des matières premières les plus bas de gamme, et les moins chères.

Par contre, si vous y ajoutez beaucoup de sucre ou de sel, arômes et colorants, et que vous les présentez dans de beaux emballages multicolores, vous pouvez les revendre avec une marge importante. Cela permet de financer les investissements en marketing, tout en assurant la rentabilité du fabricant.

Il est beaucoup plus difficile de faire de telles opérations sur des produits qui sont déjà très chers à la base, comme les huiles de bonne qualité, les bons légumes, la viande, le poisson, les noix ou les fruits rouges, qui sont bons pour la santé. C’est pourquoi les publicités pour ces produits là sont rares, pour ne pas dire inexistantes.

Les bonnes graisses à manger

Beaucoup de personnes s’emmêlent les pinceaux entre les graisses polyinsaturées, mono-insaturées, les acides gras trans, les oméga-3, 6 et 9.

Les bonnes sources de graisse sont :

  • l’huile d’olive (et bien sûr les olives entières, la tapenade…) ;
  • les noix et amandes crues, ainsi que l’huile de noix et l’huile d’amande, mais aussi les noix de pécan, les noix de macadamia, les noix du Brésil, et dans une moindre mesure les noisettes. Faites toutefois très attention en les achetant. Il devient de plus en plus difficile d’acheter des noix crues de bonne qualité. Elles sont très souvent rances, ce dont vous vous apercevez facilement car le goût est piquant. Cela veut malheureusement dire que les acides gras polyinsaturés qu’elles contiennent sont oxydés, et sont donc devenus mauvais pour la santé ;
  • les graisses animales d’animaux élevés en plein air et nourris d’aliments biologiques ;
  • les œufs bios et surtout les œufs de poules nourries de graines de lin (riches en oméga-3) ;
  • les avocats ;
  • le beurre de vaches nourries à l’herbe (et non aux céréales et au tourteau, comme la plupart des vaches européennes) ;
  • l’huile de noix de coco et l’huile de palmiste, qui sont les meilleures huiles à utiliser pour les fritures car elles ne se dénaturent pas à haute température (attention toutefois à ne jamais les faire fumer) ;
  • les poissons gras (sardines, maquereaux, anchois, harengs) et l’huile de poisson, dont bien sûr la célèbre huile de foie de morue, malheureusement tombée en désuétude et victime d’une terrible réputation, alors que, très franchement, son goût n’est pas du tout si mauvais qu’on le raconte aux enfants.

Quel est votre ration oméga-3/oméga-6 ?

Il est aussi capital de surveiller que vous avez un bon équilibre entre vos apports d’oméga-3 et d’oméga-6. Traditionnellement, ce rapport était de 4, 3 ou 2 pour 1, mais il est aujourd’hui beaucoup plus souvent de 20 pour 1, voire de 30 pour 1. Les oméga-6 sont en effet présents dans les huiles bon marché (huile de tournesol et de maïs) que l’on retrouve un peu partout, notamment dans la nourriture industrielle, alors que les oméga-3 se trouvent dans l’huile de noix, de lin et de colza, et les huiles de poisson, moins répandues et plus chères.

Malheureusement, manger trop d’oméga-6 et trop peu d’oméga-3 entraîne un état chronique inflammatoire dans votre corps, ce qui augmente votre risque de maladie cardiovasculaire et de cancer.

Faites ce que vous pouvez pour réduire votre consommation d’oméga-6 et augmenter votre consommation d’oméga-3. A noter que l’huile d’olive ne contient ni l’un ni l’autre, mais c’est une huile qui est globalement bonne pour la santé, à partir du moment où elle est extra-vierge et issue de première pression à froid, et consommée crue ou faiblement chauffée (pas de friture à l’huile d’olive ; utilisez pour cela de l’huile de coco, de l’huile de palmiste ou de la graisse de bœuf).

La graisse à éviter à tout prix

Les acides gras trans, eux, sont à éviter à tout prix. Ce sont des acides gras généralement issus du traitement industriel des huiles, qui sont hydrogénées pour les rendre solides, et fabriquer des margarines, ou donner du moelleux et de la tenue aux plats préparés, biscuits, gâteaux.

Les graisses ainsi fabriquées se conservent plus longtemps dans les entrepôts et les rayons des magasins, mais ils produisent de graves dysfonctionnements à l’échelle cellulaire.

Votre corps a BESOIN de graisse pour fonctionner de façon optimale

Malgré tout ce que je vous ai dit ici, je sais bien que, comme tout le monde, vous continuerez à vous méfier des plats « trop gras ». Ne vous impatientez pas. Il faut bien voir que, depuis notre plus jeune âge, nous avons été littéralement conditionnés pour croire que les graisses sont mauvaises pour la santé, et que ce sont les céréales, si possibles complètes et si possible avec le moins d’accompagnement, qui sont bonnes pour la santé.

Il n’est pas facile de se convaincre que c’est en fait exactement le contraire. Que dans une tartine de pain beurré, ce qui est mauvais, c’est le pain, et ce qui est bon, c’est le beurre. Et que dans une frite, ce qui est mauvais, c’est la pomme de terre, et ce qui est bon, c’est la graisse ! Bon, j’admets que j’exagère sur ce dernier point, car la frite pose le problème d’être cuite à trop haute température (220 à 240 °C), ce qui rend la graisse toxique et produit un phénomène de « glycation » très néfaste pour la santé.

Mais vous voyez tout de même le message que j’essaye de faire passer. Les graisses saturées sont indispensables pour la santé, et aident votre corps à mieux fonctionner. Elles assurent un grand nombre de fonctions importantes, dans le cœur, les poumons, le foie, les os, le système immunitaire. Elles entrent dans la composition de vos hormones, des membranes de vos cellules, et régulent le sentiment de satiété.

Un des énormes désavantages des régimes pauvres en graisse, en effet, est de provoquer un sentiment irrésistible de faim, qui provoque mauvaise humeur, énervement, voire déprime et perte du goût de vivre.

Ces tortures ne sont ni nécessaires, ni bonnes pour la santé. Et ça, il me semble que c’est tout de même une très très bonne nouvelle.

A votre santé !

Notes

(1) Am J Clin Nutr. 2010 Mar;91(3):535-46. doi: 10.3945/ajcn.2009.27725. Epub 2010 Jan 13.

(2) Am J Clin Nutr March 2010 vol. 91 no. 3 502-509

(3) Ministère de la Santé et de la Protection sociale – éléments bibliographiques relatifs à l’évaluation des besoins de santé pour l’élaboration des SROS 3 (44)

(4) Étude d’impact présentée mardi 19 mars à la réunion annuelle de l’American Heart Association à Dallas (Texas), et conduite par une équipe dirigée par Gitanjali M. Singh, de l’Ecole de santé publique de Harvard.

Pourquoi la diète cétogène semble-t-elle efficace ?

source : http://fr.sott.net/article/17110-Pourquoi-la-diete-cetogene-semblet-elle-efficace
Sur la Toile
jeu., 03 oct. 2013 03:15 CDT

 

Le régime alimentaire cétogène peut faire peur à n’importe quel nutritionniste. Imaginez ! Vous mangez plein de graisses – dont saturées – et de protéines. Par contre, il n’y a quasiment aucun glucide. La diète cétogène est pourtant efficace d’après certains. On peut l’utiliser pour perdre du poids bien entendu, mais aussi améliorer le psychisme. Cela va plus loin : on sait que c’est une méthode efficace pour lutter contre l’épilepsie, mais aussi a priori pour d’autres pathologies concernant le cerveau (dont les insomnies, voire des cancers du cerveau). Comme il ne s’agit que d’un régime, il n’y a pas beaucoup d’effets secondaires (il faut bien sûr ne pas le faire n’importe comment et sûrement pas trop brutalement).

Il s’accumule de plus en plus de preuves qui montrent que le régime cétogène est loin de l’effet placébo. Le processus imite en fait le jeûne pour l’organisme (mais il est moins difficile à supporter). On peut donner une explication rationnelle et biologique. Lorsque le corps sent que le sucre n’arrive plus, il se place dans un mode métabolique particulier.

Notre machinerie (respiration cellulaire) fonctionne au sucre (glucose). Lorsque le corps ne voit plus de sucre arriver dans l’estomac, c’est le foie qui prend le relais et il alimente en priorité les organes vitaux. Notre cerveau est si gros qu’il consomme 20 % de l’énergie de manière générale (même au repos ou en dormant). La graisse dont nous disposons ne peut pas être utilisée directement. Une fois que la petite réserve du foie est consommée, le corps se tourne vers vos réserves de graisse.

Pour faire simple, le foie va se servir des acides gras de votre alimentation et des graisses stockées, sous forme de cétones. Le cerveau prend donc son énergie de cétones et plus du glucose. On pense que ce processus changerait la donne pour les cellules du cerveau.

De nombreuses maladies neurologiques sont en réalité liées à une mauvaise production de l’énergie (par les mitochondries). Lors d’un stress métabolique (le nouveau régime alimentaire : fini les sucres), les cétones deviennent une source d’énergie alternative. Le nombre de mitochondries va s’accroître dans le cerveau. Cela permet à cet organe de disposer d’une plus grande réserve d’énergie et cela peut arriver à faire en sorte que les cellules ne meurent pas en raison de mitochondries défaillantes qui produisent des oxydants et radicaux libres qui endommagent la cellule de l’intérieur.

Les cétones semblent diminuer de la sorte la production de ces molécules violentes lors de la respiration cellulaire. Comme il n’y a plus de glucose, on n’a plus le processus classique de glycolyse. En bref, les mitochondries deviendraient plus stables et les inflammations moins nombreuses. On sait depuis longtemps que les cétones ont l’air d’améliorer la condition des épileptiques, mais on ne savait pas pourquoi. D’après une récente étude, il semble que les cétones empêchent la capacité des neurones de se charger en un neurotransmetteur et que cela diminue l’excitation.

En somme, toutes ces modifications moléculaires suggèrent que ce régime alimentaire protège un cerveau endommagé. On a vérifié cela avec des patients âgés ou atteints d’Alzheimer, en comparant avec un placébo. Les études sont encore modestes et préliminaires. Il manque une grande étude pour certifier des bienfaits.

Il n’y a pas d’effet secondaire grave, même à long terme ; au pire, des calculs rénaux et des problèmes osseux chez les enfants. Prévoyez comme possibilités plus courantes : menstruations perturbées pour les femmes, constipation, déshydratation et manques de nutriments. Il vaut largement mieux être suivi par un médecin, car on n’est pas sûr que ce régime convienne à tout le monde.

 

Le régime cétogène pourrait être la clé pour guérir du cancer

source : http://fr.sott.net/article/17015-Le-regime-cetogene-pourrait-etre-la-cle-pour-guerir-du-cancer
Mercola.com
dim., 10 mar. 2013 03:01 CDT

 

Traduit par NOT

 

    

Pour certains, un régime cétogène est rien de moins qu’un traitement anti-cancer sans les médicaments. Le régime nécessite l’élimination des glucides, remplacées par des protéines et des graisses saines.

La prémisse est que les cellules cancéreuses ont besoin de glucose pour se développer, et que comme le glucose provient des glucides, éliminer les glucides affame littéralement les cellules cancéreuses.

Ce type de régime dans lequel vous remplacez les glucides par des quantités modérées de protéines de haute qualité et de grandes quantités de bonnes graisses, est ce que je recommande à tous, que vous ayez un cancer ou non. C’est tout simplement un régime qui vous permet d’optimiser votre poids et votre santé, car manger de cette façon vous permet de passer du mode où vous brûlez des glucides, à un mode où vous brûlez des graisses.

Le régime cétogène pourrait être la clé pour guérir du cancer du cerveau

Cette vidéo présente Thomas Seyfried, Ph.D, l’un des principaux experts des traitements du cancer par la nutrition. J’ai prévu de l’interviewer prochainement et j’espère que cette vidéo sera en ligne cette année (NdT : elle est ici). Dans la vidéo, le professeur Seyfried explique comment les tumeurs cancéreuses malignes du cerveau, qui sont un trouble métabolique impliquant le dérèglement de la respiration cellulaire, peuvent être traitées en changeant l’environnement métabolique.

« Contrairement aux neurones et cellules gliales normales, qui utilisent les corps cétoniques (bêta-hydroxybutyrate) pour leur énergie respiratoire quand les niveaux de glucose sont bas, les tumeurs cérébrales malignes dépendent pour la plupart de la non-phosphorylation oxydative au niveau du substrat, due à des anomalies structurelles et fonctionnelles dans les mitochondries. Le glucose et la glutamine sont les principaux carburants des cellules cancéreuses malignes.

Utiliser les corps cétoniques plutôt que le glucose comme source d’énergie est une adaptation ancestrale à la pénurie alimentaire, qui permet aux cellules normales de survivre lors des changements extrêmes de l’environnement nutritionnel. Seules les cellules avec un génome flexible, perfectionné par des millions d’années de forçage environnemental et de sélection de la variabilité génétique, peuvent passer d’un état d’énergie à l’autre.

Nous proposons une autre approche pour traiter le cancer du cerveau, qui exploite la flexibilité métabolique des cellules normales au détriment des cellules défectueuses génétiquement et contestées métaboliquement. Cette approche évolutive et métabolique du traitement du cancer du cerveau repose sur des études utilisant des modèles orthotopiques de tumeurs du cerveau chez les souris, et des études de cas chez les patients.

La restriction calorique et les régimes cétogènes restreints (R-KD), qui réduisent les concentrations de glucose dans le sang et augmentent les niveaux de cétones, sont anti-invasifs, anti-angiogéniques et pro-apoptotiques pour les tumeurs du cerveau malignes.

Le traitement conventionnel du cancer implique généralement la chimiothérapie et la radiothérapie. La chimiothérapie est un poison cytotoxique et la radiothérapie a des effets dévastateurs sur le corps humain. Le traitement finit le plus souvent par tuer le patient. On ne peut désormais plus dire que c’est « ce qu’il y a de mieux ». Comme le dit le Dr. Seyfried :

« C’est la norme de soins qui explique pourquoi nous avons si peu de personnes qui survivent. Il faut la changer, car autrement, il n’y aura pas de progrès majeur. Point à la ligne. »

La thérapie métabolique/le régime cétogène étudié comme traitement du cancer

CBN News a récemment publié un article sur le régime cétogène. De toute évidence, beaucoup de gens se rendent compte que nos efforts dans la lutte contre le cancer ne fonctionnent tout simplement pas, et qu’on ne peut pas se permettre de continuer de la même façon. La prévention doit être abordée si nous voulons inverser la tendance de l’incidence croissante du cancer dans tous les groupes d’âge. Mais ce qu’il y a de plus étonnant, en terme de traitement, c’est que le régime suffit à faire réagir le cancer.

« Le Dr. Fred Hatfield est un type impressionnant : champion de force athlétique, auteur de dizaines de livres, homme d’affaires millionnaire, et marié à une femme magnifique. Mais il vous dira que sa plus grande réalisation a été de guérir du cancer juste à temps« , rapporte CBN News. « Les médecins m’ont donné trois mois à vivre suite à un cancer métastatique généralisé dans ma structure squelettique, » se souvient-il. « Trois mois; et trois médecins m’ont dit la même chose.« 

Le Dr. Hatfield se préparait à mourir quand il a entendu parler de thérapie métabolique, également connue sous le nom de régime cétogène. Il n’avait rien à perdre et a donc essayé, et… ça a marché. Le cancer a totalement disparu, et lors de son interview, il n’avait plus de cancer depuis un an.

Dans la vidéo, on voit aussi le Dr. Dominique D’Agostino qui étudie la thérapie métabolique avec une équipe de chercheurs de l’Université de Floride. Ils ont constaté que quand les animaux de laboratoire ont un régime sans glucide, ils survivent mieux à un cancer métastatique très agressif que ceux traités par chimiothérapie. Selon CBN :

« Nous avons considérablement augmenté la survie avec la thérapie métabolique, » indique le [Dr. D’Agostino]. « Nous pensons donc qu’il est important de diffuser cette information. Cela ne concerne pas uniquement les souris de laboratoire. Le Dr. D’Agostino a vu de telles réussites chez de nombreuses personnes. « J’ai correspondu avec un certain nombre de gens », dit-il. « Au moins une dizaine depuis un an et demi ou deux ans, et ils sont tous encore en vie, en dépit des difficultés. C’est donc très encourageant. »

Comment le régime cétogène affame les cellules cancéreuses?

Le Dr. D’Agostino explique comment un régime cétogène peut avoir un effet aussi spectaculaire (et rapide) sur le cancer. Toutes les cellules de votre corps sont alimentées par le glucose. Cela inclut les cellules cancéreuses. Cependant, les cellules cancéreuses ont un défaut fatal – elles n’ont pas la flexibilité métabolique de vos cellules normales et ne peuvent pas s’adapter pour utiliser les corps cétoniques comme carburant, contrairement à toutes vos autres cellules.

De ce fait, quand vous modifiez votre régime alimentaire et devenez ce qu’on appelle « adapté à la graisse », votre corps se met à utiliser les graisses plutôt que les glucides comme carburant. Lorsque vous remplacez les glucides par des graisses saines, vous affamez le cancer, car vous ne lui fournissez plus le carburant nécessaire – le glucose – pour son développement. Comme l’explique D’Agostino :

« Vos cellules normales ont la flexibilité métabolique d’utiliser les corps cétoniques plutôt que le glucose. Mais les cellules cancéreuses n’ont pas cette flexibilité métabolique. Nous pouvons exploiter cette faille. »

J’ai déjà évoqué des moyens « d’affamer » le cancer. L’élimination du sucre/fructose et des céréales (glucides) est fondamentale. C’est l’étape la plus importante sans quoi peu d’autres stratégies alimentaires peuvent réussir. Pour être efficace, vous devez d’abord arrêter de faire ce qui qui promeut le développement du cancer (ou un mauvais état de santé en général), et alors seulement toutes les autres stratégies de prévention peuvent avoir un réel impact.

Qu’est-ce qui caractérise un régime anti-cancer ?

N’oubliez pas que votre priorité est d’étudier votre régime alimentaire. Naturellement, les aliments transformés et de boissons gazeuses ne font pas partie d’un régime de prévention du cancer, car ils contiennent plein de glucides qui deviennent du carburant pour les cellules cancéreuses. Les glucides augmentent également vos niveaux d’insuline et de leptine, et il est impératif que l’insuline et la leptine jouent leur rôle de signalisation si vous voulez éviter des maladies chroniques de toutes sortes, y compris le cancer.

Les aliments transformés peuvent également contenir des gras trans – le seul type de graisse que vous devez vraiment éviter comme la peste. Ils sont également plein d’oméga-6, que la précédente vidéo, par ailleurs excellente, a oublié de mentionner. Un excès d’oméga-6 par rapport aux oméga-3 augmente également le risque de prolifération des cellules cancéreuses.

Que penser des protéines ?

Un de mes principaux mentors sur l’importance de l’insuline et de la leptine, le Dr. Rosedale, a été l’un des premiers professionnels à préconiser un régime à la fois pauvre en glucides et modéré en protéines (et donc riche en graisses de haute qualité). Cela allait à l’encontre de la plupart des défenseurs d’un régime pauvre en glucides, qui acceptaient, et acceptent toujours (jusqu’à parfois en faire la promotion), un régime riche en protéines, pour remplacer les glucides.

Si vous ou quelqu’un que vous connaissez est confronté au cancer, l’option la plus saine est plutôt de remplacer les glucides par de bonnes graisses, et de ne prendre que des protéines de haute qualité, d’origine biologique (animaux élevés à l’herbe). Le Dr. Rosedale conseille 1 gramme de protéines par kilo de masse corporelle maigre (ou 0,5 grammes par kilo de masse corporel maigre), ce qui pour la plupart des gens fait environ 50 grammes de protéines par jour. Bien que vous puissiez avoir extrêmement peu de glucides dans un régime cétogène, vous devez avoir un peu de protéines tous les jour pour répondre aux besoins de votre corps. La clé est d’ajouter des graisses saines pour remplacer les glucides et les protéines en excès :

  • Olives et huile d’olive,
  • Noix de coco et huile de noix de coco,
  • Beurre fabriqué à partir de lait cru bio d’animaux nourris à l’herbe,
  • Noix crues bio, surtout les noix de macadamia, pauvres en protéines et en omega-6,
  • Jaunes d’œufs bio et viandes bio d’animaux nourris à l’herbe,
  • Avocats

Les idées fausses sur les graisses et les glucides

Par coïncidence, le Dr Robert Lustig – un autre expert sur les dangers des régimes riches en glucides – a récemment été interviewé dans l’émission « Science Friday » de la radio NPR. Son dernier livre, Fat Chance: Beating the Odds Against Sugar, Processed Food, Obesity, and Disease (12/2012), s’attaque aux mythes les plus tenaces de la graisse, qui mettent en danger la santé de millions de personnes. Il est difficile de savoir exactement combien de personnes ont souffert de problèmes de santé pour avoir suivi la recommandation classique de limiter les matières grasses, mais je suis sûr que le nombre est considérable.

Le fait est que vous avez été complètement trompés par ces conseils diététiques. Encore aujourd’hui, de nombreux médecins, nutritionnistes, et responsables de santé publique vous diront d’éviter les graisses saturées et de limiter la consommation de graisse à environ 10% tout en maintenant 60% de glucides dans votre alimentation. C’est de la folie, c’est tout le contraire d’un régime qui peut conduire à une santé optimale. Par exemple, vous avez sans doute déjà vu ces produits à base de « céréales complètes », certifiés par l’American Heart Association, qui dit qu’elles sont bonnes à tous points de vue. Les céréales complètes améliorent-elles la santé du cœur ? Pas du tout. Le Dr. Robert Lustig en parle au début de l’émission :

« Flatow : …quelque chose venant d’Harvard a été publié hier… il est question d’une des normes de l’industrie parmi les plus communément utilisées, celle de « céréales complètes ». Il y aurait en fait dans les produits mentionnant « céréales complètes » plus de sucre et de calories que dans les produits qui ne le mentionnent pas.

Lustig : Absolument. Et pour être honnête avec vous, les céréales complètes ne signifient pas grand-chose… En gros, ça veut dire que vous prenez le grain entier; c’est-à-dire l’amidon à l’intérieur, le noyau, et l’enveloppe ou le son à l’extérieur. Tout ce que vous en faites est très bien. C’est toujours un grain entier. Puis vous le pulvérisez et ajoutez du sucre, et bon, on dit que c’est encore un grain entier puisqu’on retrouve les composantes du départ. Mais vous savez quoi ? Tous les bénéfices d’un grain entier disparaissent dès que vous le pulvérisez. C’est pourquoi parler de « grain entier » n’est pas pertinent. »

D’autres facteurs de mode de vie qui augmentent votre risque de cancer

Les facteurs de mode de vie suivants ont aussi un impact sur les maladies chroniques et le cancer :

  • La vitamine D : Des preuves accablantes montrent qu’une carence en vitamine D joue un rôle crucial dans le développement du cancer. Vous pouvez réduire votre risque de cancer de plus de moitié simplement en optimisant vos niveaux de vitamine D en vous exposant au soleil ou sur un lit de bronzage sûr. Et si vous êtes traité contre un cancer, il est probable que des niveaux sanguins plus élevés – probablement autour de 80-90 ng/ml – sont bénéfiques. Pour en savoir plus sur l’utilisation thérapeutique de la vitamine D, veuillez lire mon article précédent, Valeurs de contrôle et traitement d’une carence en vitamine D [NdT : Voir aussi, en français, Les résultats miraculeux de la vitamine D3 à haute dose]. La vitamine D protège du cancer de plusieurs manières, comme par exemple en :

Régulant l’expression génétique,
– Augmentant l’auto-destruction des cellules mutées (qui si elles se répliquent, peuvent conduire au cancer),
– Réduisant la propagation et la reproduction des cellules cancéreuses,
– Provoquant la différentiation des cellules (les cellules cancéreuses manquent souvent de différentiation),
– Réduisant la croissance de nouveaux vaisseaux sanguins à partir des vaisseaux pré-existants, ce qui peut rendre des tumeurs dormantes cancéreuses.

  • Bien dormir : à la fois dans le sens de dormir assez, et de dormir entre certaines heures. Selon la médecine ayurvédique, les heures idéales pour le sommeil sont entre 22h et 6h. Les recherches modernes ont confirmé la valeur de cette recommandation, car certaines fluctuations hormonales se produisent tout au long de la journée et de la nuit, et vous « surfez sur la vague » si votre activité correspond à ces périodes. Aller contre votre biologie en restant éveillé lorsque vous devriez idéalement dormir et vice versa, interfère avec ces fluctuations hormonales.

Vous regretteriez fort de manquer le pic de mélatonine entre minuit et 1h, car les conséquences sont absolument phénoménales. La mélatonine n’est pas seulement une hormone du sommeil, mais aussi un antioxydant très puissant. Elle diminue la quantité d’œstrogènes produits par votre corps, et renforce votre système immunitaire. Elle interagit aussi avec d’autres hormones. Donc, si vous vous couchez après 22h, vous pouvez considérablement augmenter votre risque de cancer du sein.

  • Bien gérer son stress : Les recherches montrent que si vous avez vécu un événement traumatique ou très stressant, comme un décès dans votre famille, votre risque de cancer du sein est 12 fois plus élevé dans les cinq ans qui suivent. Les outils de la psychologie énergétique sont je pense de très bonnes manières de gérer son stress. J’aime particulièrement la Technique de Libération Émotionnelle (EFT), mais il en existe de nombreuses autres.
  • Exercice physique : Si vous êtes comme la plupart des gens, vous ne pensez pas automatiquement à l’exercice physique pour réduire votre risque de cancer. Cependant, il y a des preuves assez convaincantes que l’exercice peut réduire votre risque de cancer.

L’exercice physique réduit votre risque de cancer principalement en réduisant les niveaux élevés d’insuline, ce qui crée un environnement pauvre en sucre qui décourage la croissance et la propagation des cellules cancéreuses. De plus, l’exercice physique améliore la circulation des cellules immunitaires dans le sang. Votre système immunitaire est la première ligne de défense contre des maladies mineures comme un rhume, jusqu’aux maladies mortelles et dévastatrices comme le cancer.

Cependant, il faut savoir utiliser l’exercice physique comme un outil de précision. Cela vous permet d’être sûr d’en faire suffisamment pour en bénéficier, mais pas trop pour éviter les blessures, et de le faire de la bonne manière pour équilibrer toute votre structure physique et préserver sa force et sa flexibilité, ainsi que les niveaux aérobie et anaérobie de la condition physique. C’est pourquoi il est utile de voir l’exercice comme un médicament, qui devrait être prescrit avec précaution pour qu’il soit le plus avantageux. Pour des instructions détaillées, veuillez vous rapporter à cet article précédent.

Il est également probable que l’exercice physique associé à un jeûne intermittent permet à l’exercice de réduire beaucoup plus efficacement votre risque de cancer, et de stimuler une guérison et un rajeunissement considérable.

Vous pouvez battre « le système »…

Le cancer est la deuxième maladie la plus meurtrière aux Etats-Unis après les maladies cardiaques (sans compter la mortalité iatrogène, quand les traitements causent la mort). Nous savons tous que la guerre contre le cancer a été un échec lamentable. Hélas, les traitements et la prévention contre le cancer de la science classique font fausse route et des centaines de milliers de personnes meurent prématurément chaque année en conséquence. Les concepts abordés dans cet article sont très peu, ou pas du tout pris en compte. Mais ce piège ne vous concerne pas car comme vous êtes informés, vous pouvez prendre le contrôle de votre santé et de votre capacité à traiter le cancer par vous-mêmes.

Le régime cétogène, qui est essentiellement un régime riche en graisses, modéré en protéines, et sans céréales, a permis à de nombreuses personnes de recouvrer leur santé, même après avoir été diagnostiqué avec un cancer agressif, qui ne laissait aucun espoir de survie. Heureusement, les recherches comme celles du Dr. D’Agostino feront parler d’elles. En attendant, faites vos propres recherches et prenez le contrôle de votre propre santé et de celle de votre famille.

Limiter fortement le sucre/fructose, les aliments transformés de toutes sortes, les boissons sucrées (y compris les boissons « light »), et remplacer les glucides par des graisses saines et des protéines de haute qualité est plus efficace que n’importe quel médicament. Cela peut empêcher aux maladies de s’établir et peut même vous rendre la santé si vous avez été diagnostiqué d’un cancer ou d’autres maladies chroniques. Ajoutez à cela une exposition adéquate au soleil, du sommeil, une bonne gestion du stress, et de l’exercice physique régulier, et vous très en avance sur le reste de la population.