Le lait : de la colle, des hormones et du pus…

 

 source : http://mutien.com/site_officiel/?p=12586

 

 

 

 

 

 

On ne peut aborder ce sujet sans parler de Robert Cohen, surnommé aux USA, « l’homme anti-lait ».
Il a écrit l’un des livres les plus fascinants et les plus documentés sur ce sujet : MILK,
The deadly poison (« Le lait, poison mortel »), qui a fait grand bruit aux USA (pas encore traduit en français). Dans sa dédicace, il s’adresse à « toutes les personnes dans le monde qui souffrent de toutes sortes de troubles de santé sans être conscients de l’origine alimentaire de leurs maux. Puissent-elles découvrir que la fontaine de jeunesse, pour elles, leurs enfants et les générations futures, pourrait bien venir du simple fait d’éliminer le lait de leur vie ! »

Une tachycardie en 20 minutes !

Je fais partie de ceux-là….avec une tachycardie à la clef dans les 20 minutes qui suivent. Mais ces 10% d’intolérants aux laits ne sont pas tous comme moi. Bien souvent, ils ont la chance d’avoir un organisme encore vigilant, avec des alarmes qui fonctionnent. Plus on est encrassé et moins ces alarmes réagissent, et le problème de ces personnes est qu’elles n’ont plus aucun moyen pour faire le rapport entre ce qu’elles absorbent et leurs paquets de misères physiques qui, en outre, comme les fuites d’eau s’aggravent sans cesse avec le temps. Il suffit de voyager et d’observer les gens pour constater que dans les pays où les produits laitiers ne sont pas dans la coutume (il y en a de moins en moins), on ne trouve pratiquement pas de cas de problèmes de calcium osseux, pas de cancers du sein ni de la prostate.

Parlons un peu des bébés :

De nombreux bébés sont maintenant violemment allergiques aux laits en poudre pour biberons et les pédiatres font changer de marque….. et c’est pareil ; le nourrisson se prend un bel eczéma  que le médecin va s’appliquer à faire rentrer avec ….un corticoïde qui va transformer l’eczéma en asthme (beaucoup plus grave) – et tout cela à partir d’un enfant qui était en parfaite santé et qui avait simplement le tort d’essayer d’éliminer le poison avec lequel on le nourrit.
Mais alors, qu’en est-il des bébés qui réagissent aussi au lait du sein de leur mère ? Peut –être leur faudrait-il changer de mère ( je veux dire de nourrice) ; car rappelez-vous que tout ce que la mère consomme passe dans le sein. Si la mère consomme des épinards son lait est aux épinards, des carottes, du lait à la carotte, et du lait de vache (pourri)….. !
A noter que j’ai vu des bébés allergiques à tout produit laitier quel qu’il soit et qui ont parfaitement poussé sans problèmes avec des purées de légumes.

Les vaches à lait sont des vaches malades !

La multinationale Monsanto a produit une hormone de croissance destinée à augmenter la production de lait. Grâce à ses bénéfices colossaux, elle a pu soudoyer les autorités sanitaires et politiques pour qu’elles laissent mettre sur le marché ce produit sans avoir évalué sa toxicité !

Les éleveurs auxquels on a imposé cette hormone de croissance se sont retrouvés avec des vaches qui produisaient 40 à 50 litres de lait par jour (auparavant, elles en donnaient au plus 14 litres). Il a fallu traficoter génétiquement un nouveau type de vaches, les Holstein, avec les pattes plus longues afin qu’elles ne se marchent pas sur les pis ; les pauvres bêtes ne pourraient pas suivre sur le plan alimentaire, même en broutant 24 h sur 24 si l’on ne les complémentait pas avec des farines. A savoir qu’une vache normale vit 25 à 30 ans, et celles-là sont usées à la corde en…..7 à 8 ans.

Par ailleurs ces vaches sont sujettes à de  nombreuses infections, si bien que l’on a dû utiliser des antibiotiques en quantité. Les taux d’antibiotiques dans le lait sont 100 fois plus élevés qu’il y a 25 ans et les autorités sanitaires se sont contentées d’élever les normes limites autorisées. Aux USA, sur les 23 000 tonnes d’antibiotiques fabriqués chaque année, près de la moitié est utilisée pour le bétail. Il est hallucinant de constater qu’aux USA 80% des vaches souffrent de leucémie. Alors, comment le lait de ces vaches peut-il être sans danger pour l’homme ?

Le cancer du lait

Quand les études scientifiques ont montré que cette hormone de croissance stimulait chez l’homme le développement de cancers lymphatiques, l’association des médecins américains, l’O.M.S et les autorités sanitaires ont préféré fermer les yeux car les intérêts économiques passent avant la santé des populations. Depuis 1994, année où l’hormone de croissance obtenue par génie génétique fut autorisée pour stimuler la production des vaches laitières, une véritable épidémie de cancers lymphatiques a frappé les USA. Ce type de cancer, rare jusqu’alors, tue plus que les cancers du sein, de la prostate, du pancréas et des organes génitaux réunis. Les citoyens américains sont devenus, sans le savoir, des cobayes qui absorbent de l’hormone de croissance à travers les produits laitiers qu’ils consomment.

Hormones de croissance, on l’a échappé belle !

Pourtant l’Europe a résisté et, malgré la pression des multinationales américaines (notamment le dossier fourni par Monsanto qui ne comptait pas moins de 23 000 pages) la commission du Marché Commun qui a étudié la question a refusé l’utilisation de l’hormone de croissance car elle estimait que les preuves de son innocuité n’étaient pas suffisantes. Avec la passion d’un détective, Cohen, « l’homme anti-lait », révèle ce qui nous attendait sinon : « Alors qu’aux USA, du temps de nos parents, une femme sur 20 était atteinte de cancer du sein, aujourd’hui une femme sur 3 est touchée ! Quand on pense aux milliers d’enfants souffrant de leucémie et traités par des chimiothérapies hypertoxiques, on a le coeur brisé devant tant de mépris de la santé publique.

Tout bien pesé, la différence n’est pas si notable avec la France, une partie de ce lait aux hormones serait-il arrivé chez nous par l’intermédiaire de produits transformés ?

Nota : En cas de cancer, la première chose à supprimer TOTALEMENT, ce sont les produits laitiers, puisqu’ils sont bourrés d’hormones de croissance. Espérer une guérison sans cette suppression draconienne est une utopie qui semble ignorée de la plupart des médecins.

Anémiques ou diabétiques à cause du lait !

La cause la plus fréquente de l’anémie est un manque de fer. Or la consommation de lait entraîne souvent des saignements de la muqueuse intestinale, par un phénomène de réaction allergique aux protéines du lait, ce qui fait perdre beaucoup d’hémoglobine.
Et par conséquent, on remarque cette anémie par perte de fer chez un tiers des enfants nourris au lait de vache, alors que ceux nourris au lait maternel n’en souffrent pas.

On a pu aussi lire dans le New England Journal of Medicine,dès juillet 1992 : « Des études ont suggéré que les protéines du lait pourraient jouer un rôle dans l’apparition du diabète chez l’homme. Les patients diabétiques insulino-dépendants produisent des anticorps contre les protéines du lait qui participent au dysfonctionnement des îlots de Langerhans, dans le pancréas, centre de fabrication de l’insuline. Il s’agit d’une réaction auto-immune ».
Le véritable problème à la base du développement du diabète est l’énorme quantité de graisses contenue dans l’alimentation occidentale, à cause de la viande, et des produits laitiers
Des expériences faites avec des étudiants en médecine ont montré qu’en une semaine à peine d’alimentation très riche en graisse, 50% des étudiants étaient devenus diabétiques.

Tous collés à la caséine !

Près de 80 % des protéines du lait et du fromage sont constituées de caséine, qui est une puissante colle, celle qui fait notamment tenir les étiquettes sur les bouteilles de bière.
Essayez d’arracher une des ces étiquettes et vous verrez la force de cette colle ! On utilise aussi la caséine pour coller les meubles, et nos grands parents s’en servaient pour coller les papiers peints ! Pensez à ce que cette colle peut provoquer dans votre organisme. Comme la caséine est une protéine étrangère, le corps crée des anticorps pour la neutraliser. Cette réaction antigène/anticorps fait sécréter de l’histamine et engendre une intense production de mucus, voire de pus, et surtout d’inflammations (sinusites otites, bronchites, maladies en ite….). De nombreux chercheurs pensent que la caséine est la principale substance responsable des inflammations articulaires que l’on voit dans les arthrites rhumatoïdes. Cela expliquerait pourquoi la suppression de tout produit laitier permet la plupart du temps le soulagement rapide de ces affections.
Depuis des années, je préconise, pour nettoyer les colloïdes laitiers du système lymphatique, du CALCAIRE DE VERSAILLES 8 DH (en pharmacie) – 1 ampoule au lever.

Et le calcium ?

Une croyance bien enracinée !

Le calcium du lait se métabolise mal chez les adultes, aussi a-t-il tendance à se déposer d’une façon désordonnée un peu n’importe où dans les coins tranquilles, plutôt que là où il faut – c’est ainsi que se développent des exostoses, des becs de perroquet, et même la maladie de Paget où le calcium de la colonne vertébrale migre vers l’aorte par un phénomène électrolytique.

Alors où donc trouver le précieux calcium ?

Mais dans tous les légumes !!!

Il y en a partout !

Il y a près de 25 ans que je suis devenu intolérant aux produits laitiers et je n’ai aucun problème de calcification et aucun problème arthrosique. Je ne connais d’ailleurs pas de végétariens qui aient un problème de calcium.

En résumé : arrêtez de croire aveuglément ce que vous dit la télé et ce que votre médecin (1) vous répète comme un perroquet.

Michel Dogna

– Source –

* * *

(1) petite remarque perso > Saviez vous que l’organisme OMS recommande maximum un produit laitier par jour ?
Pourtant chez nos voisins français ils disent (les merdias) qu’il faut en consommer 3 par jour et bien entendu, les moutons répètent ce gros mensonges.

Savez-vous pourquoi ?

Le lobby du lait est le plus puissant en France, il dépense en fausses propagandes et pots de vin plus de 500 millions d’Euros par an !!!

De plus, si vous lisez mes articles, vous savez certainement que le lait, ce sont les américains qui ont lancé cette propagande à la fin de la seconde guerre mondiale.

Tiens, ça me rappel que ce sont déjà les USA qui ont importé les boucherie partout dans les campagnes européenne et le résultat a été super. Enfin quand je dis super, c’est surtout pour les marchands de la mort > Les médecins ! Et oui, ils ont vu leur clientèle augmenter de 80% !

De ce fait, il n’est pas étonnant que ces vendus fassent de la pub pour le lait et la viande, c’est leurs premières sources de maladies !!!

 

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Nouvelle preuve que le lait de vache augmenterait le risque de diabète de type 1

http://www.lanutrition.fr/bien-dans-son-assiette/aliments/produits-laitiers/nouvelle-preuve-que-le-lait-de-vache-augmenterait-le-risque-de-diabete-de-type-1.html

  • Une nouvelle étude montre que les protéines de lait augmentent le risque de diabète chez les jeunes enfants.
  • Il s’agit cette fois d’une étude d’intervention et non plus d’une relation statistique.

Après la récente diffusion du magazine d’enquête « C’est notre affaire » sur France 5 présenté par Claire Fournier sur le thème du lait, Thierry Souccar avait réagi au manque de sérieux et au caractère partisan de la mise en scène qui faisait la part belle à des experts (ou présentés comme tels) brillant plus par leurs conflits d’intérêts que par leur connaissance du sujet (voir la lettre de Thierry Souccar en cliquant ici).

Une nouvelle étude vient contredire l’expert cité par France 5, le Dr Tounian, qui dans cette émission affirme que le lait de vache n’a aucune responsabilité dans le risque de diabète. Il s’agit d’une étude d’intervention menée par des chercheurs finlandais. Elle montre que les formules de lait infantile à base de lait de vache augmentent le risque de réactions auto-immunes, prémice au développement du diabète de type 1.

Dans cette étude, intitulée « FINDIA », les chercheurs ont suivi 1113 enfants Finlandais entre le 15 Mai 2002 et le 22 Novembre 2005. Tous les enfants suivis présentaient des gènes HLA qui augmentaient leur susceptibilité génétique au développement du diabète de type 1, un diabète qui apparaît généralement dans l’enfance (avant l’âge de 10 ans) et qui se caractérise par la production d’auto-anticorps qui s’attaquent aux cellules du pancréas, empêchant alors la production d’insuline, nécessaire pour maintenir un taux de sucre normal dans le sang. Le traitement consiste en l’utilisation d’insuline pharmaceutique, à vie.

Les enfants ont été assignés de manière randomisée (au hasard) et en double-aveugle (ni les enfants ni les médecins ne savaient qui recevait l’une ou l’autre des interventions) à recevoir pendant les 6 premiers mois de vie soit :

  • Une formule standard à base de lait de vache
  • Une formule à base de whey hydrolysée
  • Une formule à base de whey exempte d’insuline bovine

La whey est une protéine laitière (protéine de petit lait, lactosérum), présente à 20% dans le lait, les 80% restants sont représentés par la caséine. Le processus d’hydrolyse consiste à découper les protéines en petits morceaux, comme si elles étaient prédigérées. Cette technique a plusieurs avantages et permet notamment de diminuer les risques d’allergies, les protéines n’ayant plus la même forme. Les chercheurs avaient déjà montré qu’une formule de caséine hydrolysée diminuait le risque de réaction auto-immune (2) comparativement à la caséine intacte.

A 3 mois, 6 mois, 1 an, 2 ans et 3 ans, les chercheurs ont évalué l’état de santé des enfants et ont mesuré la présence d’auto-anticorps dirigés contre l’insuline ou d’autres protéines annonciatrices du développement de la réaction immunitaire à l’origine du diabète de type 1.

Résultats : Comparativement à la formule classique à base de lait de vache, l’utilisation de la whey hydrolysée a diminué le risque d’auto-immunité de 25% et l’utilisation de whey sans insuline bovine a diminué le risque de 61%. Cette étude confirme, après de nombreuses autres conduites depuis plus de vingt ans, que les protéines laitières jouent un rôle dans la réponse immunitaire naturelle et peuvent présenter des dangers pour la santé, comme le souligne Thierry Souccar dans son livre « Lait, Mensonges et Propagande« .

Ce qui ne va pas dans les produits laitiers : les produits laitiers sont soupçonnés depuis longtemps de poser un certain nombre de problèmes et notamment d’augmenter les risques de maladie auto-immune, de cancer de la prostate chez l’homme, de cancer des ovaires chez la femme, de maladie de Parkinson dans les deux sexes. Mais c’est aussi le contraste entre les bénéfices annoncés par la consommation de produits laitiers et la réalité qui pose problème. Notamment, un régime riche en laitages ou en calcium laitier pourrait certes réduire le risque de cancer colorectal mais ne protège pas des fractures ou de l’ostéoporose. Les raisons pour lesquelles les produits laitiers pourraient être nocifs sont multiples. Consommés à raison de 3 ou 4 par jour et plus, les laitages apporteraient notamment trop de pesticides (laitages entiers), de protéines antigéniques, de calcium, d’hormones (estrogènes, insuline) et de facteurs de croissance. Dans cette étude c’est l’insuline bovine qui est identifiée comme facteur contributeur au développement du diabète de type 1. L’insuline bovine est naturellement présente dans le lait et a comme caractéristique d’être très proche structurellement de l’insuline humaine, ne différant que par trois acides aminés. Cette faible distinction pourrait être à l’origine d’une réaction immunitaire croisée : l’organisme reconnaîtrait dans un premier temps l’insuline bovine comme antigénique et tenterait donc de la détruire. Puis, le système immunitaire finirait par confondre l’insuline bovine humaine et l’insuline humaine pour s’attaquer à nos propres cellules et engendrer plus tard le diabète de type 1. Pour les jeunes enfants, l’allaitement maternel est celui qui convient le mieux. Des études ont notamment montré que l’allaitement améliore le développement mental des enfantsdiminue le risque d’asthmediminue le risque de troubles du comportement,améliore les défenses immunitaire et diminue les allergies. Des différences peut-être explicables par les nombreuses distinctions nutritionnelles entre le lait maternel humain et le lait de vache : voir le comparatif. Par ailleurs, les mères qui allaitent peuvent également en faire bénéficier leur santé (à lire ici).

Retrouvez une interview exclusive du chercheur à l’origine de l’étude en cliquant ici.

Le lait entier accélèrerait la progression du cancer de la prostate

source : http://www.lanutrition.fr/bien-dans-son-assiette/aliments/produits-laitiers/le-lait-entier-accelererait-la-progression-du-cancer-de-la-prostate.html

  • Le lait entier accélèrerait le développement du cancer de la prostate.
  • Les produits écrémés seraient, dans cette étude, sans danger.

Malgré les campagnes publicitaires, les produits laitiers sont pointés du doigt depuis de nombreuses années pour leurs effets néfastes sur la santé lorsqu’ils sont consommés à dose élevée. Un risque plus élevé de cancer de la prostate est notamment mis en évidence chez les hommes qui ont consommé beaucoup de produits laitiers pendant l’enfance. Chez les femmes c’est le cancer des ovaires qui attire l’attention. D’autres sujets font débat tel qu’un risque augmenté de diabète de type 1 chez les enfants nourris avec une formule de lait infantile à base de lait de vache en lieu et place d’un allaitement maternel classique.

Cette fois un groupe de chercheurs a voulu examiner l’impact de la consommation de produits laitiers sur l’évolution du cancer de la prostate une fois diagnostiqué. Près de 4 000 hommes ayant un cancer de la prostate ont été suivis dès 1986 et jusqu’en 2008 et ont été interroégs sur leurs habitudes alimentaires à intervalles réguliers. Les résultats révèlent que les hommes qui consomment le plus de produits laitiers entiers ont un risque plus de deux fois plus élevé d’avoir des métastases et de mourir comparativement à ceux qui en consomment le moins. En revanche, aucun lien ne semble retrouvé en ce qui concerne la consommation de produits laitiers écrémés.

Ces premiers résultats sont encore inexpliqués par les chercheurs mais il est envisagé que certains facteurs de croissance néfastes présents dans les graisses du lait soient éliminés lors de la fabrication des produits écrémés, expliquant ainsi ces observations qui restent néanmoins à confirmer.

D’autres études ont déjà montré un rôle protecteur de la vitamine D dans cette maladie. Le traitement de ce cancer est souvent problématique comme l’explique le Dr Mark Scholz auteur du livre « Touche pas à ma prostate » : « Les opérations inutiles de la prostate sont une tragédie« .

Comment le lait perturbe votre métabolisme

source : http://fr.sott.net/article/16419-Comment-le-lait-perturbe-votre-metabolisme

Marie-Céline Jacquier
La Nutrition
mer., 07 août 2013 10:40 CDT

Le lait active des facteurs de croissance et favorise la prolifération cellulaire en envoyant des signaux métaboliques aux cellules.

Le lait est l’aliment développé par l’évolution des mammifères pour le développement des nouveau-nés. La consommation de lait de vache et de produits laitiers tout au long de l’existence est un comportement relativement récent dans l’histoire d’Homo sapiens puisqu’il apparaît dans de petits foyers humains il y a dix mille ans environ (sur les 7 millions que compte l’espèce humaine). Cette consommation tout au long de la vie ne prévient pas les fractures osseuses comme le fait croire l’industrie laitière, et elle a des conséquences sur la santé que l’on commence seulement à cerner.

La consommation de lait de ruminant au-delà de la période néonatale est associée à une augmentation de la taille moyenne de l’enfant et de l’adolescent. Elle est aussi associée à un risque accru de diabète de type-1 chez les enfants à risque, de maladies auto-immunes (comme la sclérose en plaques) et de certains cancers (prostate, ovaires) ; mais elle est aussi liée à un risque plus faible de cancer du côlon… Les effets biologiques du lait sont donc complexes mais réels.

Un nouvel article du Journal of Nutrition présente les voies de signalisation dans lesquelles le lait s’immisce pour favoriser la croissance, la prolifération des cellules et probablement certaines pathologies. Selon les chercheurs allemands qui ont réalisé cette revue de littérature, deux grandes catégories de constituants du lait envoient des signaux aux cellules humaines : certains acides aminés et les micro-ARN.

Tout d’abord, le lait contient du tryptophane, un acide aminé favorisant la synthèse de sérotonine, qui elle-même augmente la sécrétion d’hormone de croissance. En effet, la consommation de lait accroît les taux d’hormone de croissance, mais aussi du facteur de croissance IGF-1. Les protéines du lactosérum (whey) fournissent aussi des quantités importantes d’acides aminés branchés : leucine, isoleucine et valine. Or la leucine active un complexe cellulaire important pour la croissance et la prolifération des cellules (mTORC1). Ce complexe est impliqué dans différentes maladies de civilisation : obésité, diabète de type-2, hypertension, maladie d’Alzheimer, cancer de la prostate. Les acides aminés branchés sont d’ailleurs utilisés par les sportifs pour augmenter leur masse musculaire.

En parallèle, le lait contient de petites vésicules appelées « exosomes », mesurant 50 à 100 nm, à l’intérieur desquelles se trouvent des fragments d’ARN : les micro-ARN aussi nommés « miRs ». Les micro-ARN contrôlent des gènes en s’associant aux séquences d’ARNm. Or le lait contient des concentrations particulièrement élevées d’ARN ; ces micro-ARN jouent un rôle dans le développement du système immunitaire du nouveau-né, mais qu’en est-il plus tard ? Dans les vésicules, les micro-ARN du lait de vache sont protégés de la dégradation : ils résistent à la chaleur, si bien que le lait pasteurisé en contient toujours des concentrations non-négligeables !

Les micro-ARN du lait passeraient la barrière intestinale pour rejoindre la circulation générale. Plusieurs micro-ARN du lait de vache auraient un effet néfaste sur la santé humaine :

  • miR-21 : véritable oncogène, il contribue à la prolifération des cellules dans le cancer du rein.
  • miR-103 : tout comme miR-21, ce micro-ARN favoriserait l’adipogenèse, c’est-à-dire le développement du tissu adipeux, et donc l’obésité,
  • miR-29b : ce micro-ARN maintient des niveaux élevés d’acides aminés branchés dans le sang, phénomène qui favoriserait la résistance à l’insuline. A noter d’ailleurs que tous les laitages ont un index insulinémique élevé, c’est-à-dire qu’ils entraînent une sécrétion importante d’insuline.

Certains de ces effets biologiques du lait sont confirmés par l’épidémiologie, d’autres pas. Par exemple, en dépit d’une stimulation importante de la sécrétion d’insuline, il n’y a pas aujourd’hui de preuves que la consommation de lait ou de produits laitiers augmente les risques d’obésité ou de diabète de type-2.

Source

Bodo C Melnik, Swen Malte John et Gerd Schmitz. « Milk is not just food but most likely a genetic transfection system activating mTORC1 signaling for postnatal growth ». Nutrition Journal 2013, 12:103. 25 juillet 2013. doi:10.1186/1475-2891-12-103